PRAAC étude longitudinale vague 8
Un nouvel échantillon national représentatif de canadiens à l'échelle nationale pour étudier une variété de nouveaux domaines thématiques en réponse à l'évolution des besoins du gouvernement et des ministères partenaires
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Aperçus clés
| Perceptions des changements climatiques |
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| La croyance en l’existence des changements climatiques est restée élevée et stable depuis la vague 1 (décembre 2021), tandis que les perceptions du risque ont varié et semblent liées à des événements météorologiques extrêmes. La volonté d’agir, les répercussions perçues des gestes individuels et les normes sociales perçues ont fluctué, mais ont toutes diminué au fil du temps. |
| Comportements d’atténuation |
| Les Canadiens accordent de l’importance à la réparabilité des appareils électroménagers, des outils électriques et d’autres appareils électroniques, et soutiennent massivement une loi sur le droit à la réparation. Parmi les quatre mesures d’économie d’énergie à domicile, les personnes interrogées sont plus disposées à adopter celles qu’elles considèrent comme les plus efficaces; toutefois, leur perception de l’efficacité diffère sensiblement de l’avis des experts. |
| Comportements d’adaptation |
| Deux tiers des Canadiens affirment avoir connu des conditions météorologiques plus extrêmes que d’habitude au cours des deux dernières années, avec des niveaux plus élevés parmi les répondants vivant en Colombie-Britannique et dans les provinces de l’Atlantique. Seulement un cinquième des Canadiens pensent que leur collectivité est préparée à faire face aux changements climatiques, mais deux fois plus pensent que leur foyer est préparé. Les trois quarts d’entre eux disposent d’un système de refroidissement dans leur maison, ce qui est la caractéristique la plus courante en matière d’adaptation. Plus de 40 % des personnes interrogées ont été touchées de près ou de loin par des incendies de forêt au cours des deux dernières années, mais la plupart d’entre elles n’ont pris aucune mesure liée aux incendies de forêt et ne connaissent pas le programme Intelli-feu. |
| Connaissances scientifiques quant aux changements climatiques |
| Dans un jeu-questionnaire de cinq questions sur la science des changements climatiques, la plupart des personnes ont obtenu un score de 60 % ou moins. Les personnes interrogées ont le plus souvent mal classé la vapeur d’eau en tant que source non émettrice de gaz à effet de serre et ont incorrectement identifié les pays en développement (c’est-à-dire la Chine, l’Inde et le Brésil) comme ayant les émissions par habitant les plus élevées au monde. |
| Soutien aux politiques en matière de changements climatiques |
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Le soutien à la tarification du carbone oscille autour de 60 %, mais a fluctué en fonction de l’actualité. La plupart des Canadiens considèrent que la tarification du carbone coûte plus cher à leur ménage que ce qu’ils reçoivent en paiements, mais les gens soutiennent davantage un système de tarification du carbone qui utilise les revenus pour financer des projets environnementaux au lieu de verser des paiements aux ménages (soit l’approche actuelle). Les personnes interrogées perçoivent de plus grands avantages environnementaux, sociaux et économiques de la tarification du carbone lorsqu’elle est approuvée par des « climatologues », par rapport à l’approbation par des « économistes » ou à l’absence d’approbation claire.
Presque tous les Canadiens sont favorables à la plantation de deux milliards d’arbres. La plupart des gens ont entendu parler des crédits compensatoires, mais ne croient pas en leur efficacité et sont ambivalents quant à leur utilisation par secteur d’activités. |
| Nature et bien-être |
| La plupart des Canadiens passent du temps dans des parcs ou des espaces naturels au moins une fois par semaine, bien que la fréquence ait diminué en hiver. La plupart des gens ont un parc décent à moins de cinq minutes de marche de leur domicile, et la grande majorité d’entre eux disent se sentir très proches de la nature et aimer y passer du temps. Dans l’ensemble, la plupart des gens se sentent au moins assez satisfaits de leur vie et trouvent que les choses qu’ils font en valent la peine, mais seulement la moitié d’entre eux se déclarent en très bonne santé. |
| Confiance envers le gouvernement |
| Seul un tiers des Canadiens fait confiance au gouvernement fédéral pour prendre les bonnes décisions en ce qui a trait aux changements climatiques. Même parmi ceux qui croient aux changements climatiques ou s’en inquiètent, moins de la moitié font confiance au gouvernement sur cet enjeu. |
Contexte
En septembre 2021, l’Unité de l’impact et de l’innovation a lancé, en partenariat avec Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) et Ressources naturelles Canada (RNCan), un programme pluriannuel de recherche sur les changements climatiques. Le Programme de recherche appliquée sur l’action pour le climat au Canada (PRAAC Canada) combinera les connaissances et les méthodes de la science du comportement à une solide analyse stratégique afin de favoriser l’action pour le climat.
En collaboration avec ECCC et RNCan, nous allons acquérir des connaissances sur les réflexions et le ressenti des Canadiens, ainsi que sur les gestes qu’ils posent face aux changements climatiques et aux risques qu’ils engendrent. Puis, nous concevrons et mettrons à l’essai, en ligne et dans le monde réel, des solutions sur mesure fondées sur la science du comportement susceptibles de réduire les émissions de GES et de favoriser l’adaptation climatique tant sur le plan individuel que communautaire. Le travail accompli permettra de générer rapidement de nouvelles connaissances et de les mettre à profit pour élaborer des politiques, des programmes et des communications publiques.
Méthodologie
L’étude est menée à l’aide d’un échantillon populationnel aléatoire selon un modèle longitudinal (c’est à dire que les mêmes participants, dans la mesure du possible, répondront à l’enquête à chaque cycle) et d’un suréchantillonnage des populations sous représentées et d’autres populations cibles d’intérêt. Cette première étude comportera huit cycles répartis entre décembre 2021 et mars 2023. Les données seront recueillies tous les deux mois afin de permettre un suivi optimal.
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Comité consultatif
L’enquête longitudinale est conçue en concertation avec un comité consultatif composé d’universitaires et de praticiens. Ce comité est formé d’experts en la matière issus de divers horizons, notamment de la science du comportement, de la psychologie environnementale, des communications, des sciences politiques, de l’anthropologie, de la politique climatique et de la durabilité.
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Objectifs de l’enquête
L’étude longitudinale du PRAAC Canada est une recherche sur l’opinion publique qui utilise un large échantillon représentatif de la population canadienne pour recueillir des données sur les réflexions et le ressenti des Canadiens, ainsi que sur les gestes qu’ils posent face aux changements climatiques et à ses effets et suivre les changements au fil du temps. Les solides données quantitatives découlant de cette étude permettront de déterminer dans quels domaines il est possible de favoriser une plus grande action pour le climat et l’environnement sur le plan individuel.
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Collecte et analyse des données
Les enquêtes sont menées en ligne, en anglais et en français, par Advanis, une importante société canadienne d’études de marché. Les répondants sont recrutés au moyen d’appels téléphoniques à composition aléatoire et sont invités à répondre à l’enquête en ligne. Il faut environ 20 minutes pour répondre aux questions de chaque cycle, après quoi on demande aux participants s’ils peuvent être contactés pour les prochains cycles.
Afin de s’assurer que l’échantillon est largement représentatif de la population canadienne et de permettre des analyses au sein et entre les sous groupes d’intérêt (p. ex. les régions, les provinces, les groupes d’âge, les groupes vulnérables), il y aura 2 000 participants à chaque cycle. L’échantillon comprend des répondants de la population générale (n=1 500) pondérés par région, groupe d’âge, sexe et éducation à l’aide des données du recensement de 2016, ainsi qu’un suréchantillon (n=500) de populations cibles d’intérêt, qui peut changer d’un cycle à l’autre. Lors du premier cycle, le suréchantillon a été utilisé pour que l’échantillon de la population générale s’élève à 2 000 participants.
Impact Canada effectue des analyses exploratoires et de confirmation des données en utilisant des statistiques descriptives et déductives pour cerner les tendances émergentes et vérifier les rapports entre les variables.
Considérations
Données recueillies :
23 février au 12 mars 2023
Taille de l’échantillon :
2 079 Canadiens âgés de 18 ans et plus.
Lors de l’interprétation des résultats du PRAAC Canada, il convient de garder à l’esprit le contexte de la période de collecte des données qui peut avoir influencé les réponses des participants à l’enquête. Avant et pendant la période de collecte des données de la vague 8 :
- Parmi les événements météorologiques notables au Canada citons d’importantes tempêtes de neige au Québec et en Ontario peu avant Noël qui ont causé des pannes d’électricité et bloquer des voyageurs en train et en avion.
- L’invasion russe de l’Ukraine et les sanctions contre le pétrole et le gaz russes se sont poursuivies. Les préoccupations constantes en matière de sécurité énergétique et de géopolitique ont continué d’inciter à la production de combustibles fossiles et à l’accélération de la transition vers les énergies renouvelables.
- Le 17 février, le gouvernement du Canada a annoncé le plan provisoire pour des emplois durables dans le but de créer des emplois durables pour aider les travailleurs à faire la transition et délaisser le secteur des combustibles fossiles en faveur de l’énergie propre. Le plan comporte la création de nouveaux centres de formation et un organisme gouvernemental consultatif.
- Un rapport du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) sur les menaces actuelles pour la sécurité et la prospérité nationales liées aux changements climatiques a été diffusé le 5 mars. La perte de certaines parties de la C.-B. et des provinces de l’Atlantique aux inondations, la perte de nourriture et d’eau douce, l’accélération des migrations humaines au Canada et un clivage idéologique de plus en plus important en ce qui a trait aux changements climatiques figurent parmi les risques relevés.
- Dans les mois et semaines précédant le dépôt du budget 2023 le 28 mars, différents groupes ont demandé que le Canada égale le niveau d’investissements verts des États-Unis. En août 2022, le président Biden a promis 370 milliards de dollars en déductions fiscales pour l’industrie des énergies renouvelables dans le cadre de la Inflation Reduction Act. On craint que le Canada ne passe à côté d’importantes perspectives économiques si le gouvernement n’augmente pas les niveaux de financement pour attirer les investissements étrangers et nationaux.
Attitudes et perceptions à l’égard des changements climatiques
Si la croyance aux changements climatiques est restée stable, la perception des risques a varié au fil du temps
La plupart des répondants (70 %) de la vague 8 (février 2023) sont tout à fait d’accord pour dire que les changements climatiques sont réels, mais seulement 53 % sont tout à fait d’accord pour dire qu’il est principalement causé par l’activité humaine, et 56 % pour dire qu’il aura de graves conséquences négatives. La croyance aux changements climatiques et ses causes humaines a été relativement stable au fil du temps, et la baisse apparente de la croyance lors de la vague huit n’est pas statistiquement significative. En revanche, la perception des risques semble varier d’une vague à l’autre et est liée en partie à l’expérience récente des répondants en matière de conditions météorologiques extrêmes.Les réactions émotionnelles aux changements climatiques sont relativement stables, la confusion signalée diminue au fil du temps
La moitié des personnes interrogées (49 %) restent très ou extrêmement préoccupées par les changements climatiques, tandis qu’un tiers (33 %) se sent très ou extrêmement anxieux. Les personnes qui se sentent très ou extrêmement optimistes sont une petite minorité (14 %), et 10 % continuent à se sentir très ou extrêmement désorientés, contre 14 % lors de la vague 1.Baisse générale de la volonté d’agir, de l’efficacité personnelle et des normes sociales perçues au fil du temps
Environ deux tiers des répondants sont prêts à agir pour limiter les changements climatiques (68 %) et estiment que leurs actions font une différence (c’est-à-dire qu’ils ont un sentiment d’efficacité personnelle) (63 %). La diminution de la volonté d’agir depuis la vague 7 est statistiquement significative. En ce qui concerne les normes sociales, seulement environ la moitié pensent que leurs proches attendent d’eux qu’ils agissent (57 %) ou que leur famille et leurs amis agissent (52 %). Comparativement à la stabilité au fil du temps des convictions quant aux changements climatiques (diapositive 9), ces mesures ont varié tout au long de l’année. La volonté d’agir, l’efficacité personnelle et les normes sociales perçues ont toutes diminué au fil du temps, une tendance graduelle, mais statistiquement significative.Comportements en matière d’atténuation des changements climatiques
La plupart des Canadiens ont réparé des produits au moins une fois au cours des deux derniers mois; les exemples ont influencé les réponses
Bien que la réparation fréquente de produits (c’est-à-dire une fois par semaine ou plus) soit rare, la majorité des répondants (71 %) de la vague 8 déclarent avoir réparé des articles au moins une fois au cours des deux derniers mois.Les exemples de produits pouvant être réparés sont passés de vêtements, d’articles ménagers et d’appareils électroniques (dans les vagues 1 et 7) aux appareils ménagers, appareils électroniques et outils électriques (vague 8) afin de s’harmoniser aux questions subséquentes concernant la réparabilité (diapositive 15) et aux lois sur le droit à la réparation (diapositive 30). Ce changement semble avoir affecté les réponses. Alors qu’il n’y avait pas de différence dans les fréquences déclarées entre les vagues 1 et 7, les répondants de la vague 8 déclarent moins souvent réparer des éléments lorsqu’ils sont invités à le faire avec les nouveaux exemples.Les Canadiens accordent plus d’importance à la réparabilité des gros appareils ménagers et moins à celle des petits appareils
Les répondants ont été invités à évaluer l’importance de la réparabilité par rapport à d’autres facteurs dans diverses catégories de produits. Presque tous (88 %) indiquent que la réparabilité des gros appareils ménagers est très ou assez importante, ce qui est nettement plus élevé que pour les autres catégories. Beaucoup indiquent également que la réparabilité revêt une grande importance pour les appareils électroniques (80 %) et les outils électriques (77 %), mais avec une proportion plus faible de réponses « très important ». Bien que la proportion soit la plus faible pour les petits appareils ménagers, les deux tiers (68 %) considèrent que la réparabilité est importante pour cette catégorie. L’importance accordée à la réparabilité semble varier en fonction du coût typique du produit, la réparabilité étant plus importante pour les produits plus coûteux.Les personnes interrogées sont moins disposées à économiser de l’énergie en séchant le linge à l’air libre au lieu d’utiliser un sèche-linge
Parmi les mesures d’économie d’énergie à domicile étudiées lors de la vague 8, la plus courante est d’éteindre les lumières lorsqu’elles ne sont pas utilisées. Près de la moitié des répondants (43 %) déclarent le faire la plupart du temps, tandis que le plus petit nombre (18 %) déclarent sécher leur linge à l’air libre la plupart du temps. Par ailleurs, parmi ceux qui n’agissent pas encore, les répondants sont plus disposés à éteindre les lumières (48 %) et moins disposés à sécher leur linge à l’air libre (27 %). Bien que davantage de personnes déclarent déjà régler leur thermostat plus bas que d’habitude en hiver (30 %) que celles qui utilisent une pomme de douche à faible consommation d’eau (25 %), les répondants, parmi ceux qui ne prennent pas déjà ces mesures, sont nettement plus disposés à utiliser une pomme de douche à faible consommation d’eau (46 %) qu’à ajuster leur thermostat (32 %).Légères différences dans la perception de l’efficacité des actions d’économie d’énergie; rarement considérées comme efficaces
La même proportion de personnes interrogées considère qu’éteindre les lumières et sécher à l’air libre est efficace pour économiser de l’énergie (57 %). Ils sont un peu moins nombreux à penser la même chose de la baisse du thermostat en hiver (52 %) ou de l’utilisation d’une pomme de douche à faible consommation d’eau (45 %). Très peu de répondants (9 à 12 %) pensent que ces actions sont inefficaces pour économiser l’énergie. Ces notes sont particulièrement incompatibles avec les avis d’experts* selon lesquels la baisse du thermostat (10 sur une échelle de 10 points) et l’utilisation d’une pomme de douche à faible consommation d’eau (8) sont beaucoup plus efficaces que le séchage du linge à l’air libre (4) et l’extinction des lumières (1).* Source : https://www.bi.team/blogs/new-survey-shows-a-uk-energy-saving-campaign-is-much-needed/Les Canadiens plus disposés à adopter des comportements qu’ils jugent plus efficaces pour économiser l’énergie
Plus les personnes interrogées perçoivent une comportement comme efficace, plus elles sont disposées à l’adopter, et vice-versa. Le diagramme de dispersion (à gauche) montre la volonté des répondants , en moyenne, de s’engager pour les quatre comportements d’économie d’énergie par rapport à leur perception de l’efficacité moyenne (ou de l’efficience) de ces mêmes comportements. La relation (corrélation) entre les deux mesures composites est statistiquement significative, avec des valeurs moyennes à grandes. Des corrélations statistiquement significatives similaires ont été observées pour chaque comportement lorsqu’ils sont considérés séparément. Note : La volonté d’agir inclut les répondants qui effectuent déjà ces actions la plupart du temps (c’est-à-dire qu’ils sont notés 11, comme extension de l’échelle de 10 points).
Figure 9. La volonté des répondants de s'engager, en moyenne pour les quatre comportements d'économie d'énergie, comparée à leur perception de l'efficacité moyenne (ou de l'efficience) de ces mêmes comportements.
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Figure - Équivalent textuel
La volonté des répondants de s'engager, en moyenne pour les quatre comportements d'économie d'énergie, comparée à leur perception de l'efficacité moyenne (ou de l'efficience) de ces mêmes comportements.
Le nuage de points montre la volonté des répondants de s'engager, en moyenne pour les quatre comportements d'économie d'énergie, comparée à leur perception de l'efficacité moyenne (ou de l'efficience) de ces mêmes comportements. La relation (corrélation) entre les deux mesures composites est statistiquement significative, avec un effet moyen à important (volonté d'agir = 0,561 * efficacité perçue + 4,065).
Comportements d’adaptation aux changements climatiques
Les habitants de la Colombie-Britannique et du Canada atlantique signalent une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes au cours des dernières années
Deux tiers des répondants (66 %) ont déclaré avoir été aux prises avec des phénomènes météorologiques extrêmes plus nombreux que d’habitude dans leur région au cours des deux dernières années. Les habitants de la Colombie-Britannique et de l’Atlantique signalent plus souvent des conditions météorologiques extrêmes inhabituellement fréquentes que les habitants des autres régions, ce qui constitue une différence statistiquement significative.Les Canadiens pensent que leur ménage est mieux préparé à faire face aux changements climatiques que leur collectivité
Des répondants interrogés sur la préparation aux répercussions des changements climatiques, ils sont deux fois plus nombreux à avoir déclaré que leur ménage était prêt (42 % tout à fait ou plutôt d’accord) par rapport à leur collectivité (21 %), ce qui représente une différence statistiquement significative. Les personnes plus âgées (55+), vivant dans les provinces de l’Atlantique ou dans les régions rurales sont plus susceptibles que les autres d’indiquer que leur ménage est prêt à faire face aux effets des changements climatiques. Les parents sont plus susceptibles que les non-parents d’indiquer que leur ménage et leur collectivité sont préparés, mais aucun autre facteur démographique n’a d’incidence significative sur la perception de l’état de préparation de la collectivité.La plupart des Canadiens ont un système de refroidissement, l’intention la plus commune étant de se procurer une trousse d’urgence
La plupart des répondants (72 %) déclarent disposer d’un système de refroidissement dans leur maison, et seulement 4 % prévoient d’en ajouter un au cours de l’année à venir. Près de la moitié des personnes interrogées ont des arbres plantés pour faire de l’ombre (49 %) et possèdent une trousse d’urgence pour leur maison (44 %). Parmi ceux qui ne possèdent pas un article donné, les répondants ont le plus souvent l’intention de se procurer une trousse d’approvisionnement d’urgence (17 %) ainsi qu’un système de collecte des eaux de pluie (11 %) au cours de l’année à venir. Seulement 12 % n’ont jamais envisagé de se procurer une trousse d’urgence. Très peu de personnes ont dépavé leur allée (14%) et la grande majorité (76%) n’a pas l’intention de le faire.Deux Canadiens sur cinq ont subi de près ou de loin les conséquences de feux de forêt au cours des cinq dernières années
Deux répondants sur cinq (41 %) ont subi, ou connaissent quelqu’un qui a subi, les effets négatifs des incendies de forêt ou de la fumée des incendies de forêt au cours des cinq dernières années. Parmi les personnes qui font état de telles expériences, les effets négatifs sur la santé mentale sont les plus fréquents (23 %), suivis par l’évacuation (20 %) et les effets négatifs sur l’emploi (18 %). La plupart de ces expériences sont rapportées, c’est-à-dire que les personnes interrogées connaissent quelqu’un qui a vécu ces expériences plutôt que de les avoir vécues elles-mêmes. Par exemple, neuf fois plus de personnes connaissent quelqu’un qui a dû évacuer qu’elles ne l’ont fait elles-mêmes, tandis que deux fois moins de personnes connaissent quelqu’un qui a souffert de troubles mentaux qu’elles n’en ont souffert elles-mêmes.Faible connaissance d’Intelli-feu, la recherche d’informations est l’action la plus courante liée aux feux de forêt
La plupart des personnes interrogées n’ont pris aucune mesure liée aux feux de forêt au cours des cinq dernières années et, parmi celles qui l’ont fait, la plus fréquente a été la recherche d’informations sur les risques de feux de forêt dans leur région (18 %). En ce qui concerne Intelli-feu, un programme national qui aide les Canadiens à accroître la résilience des collectivités face aux feux de forêt et à minimiser les répercussions, la plupart des répondants (84%) ne le connaissent pas du tout. Bien que le niveau de connaissance soit faible dans les collectivités de toutes tailles, un répondant habitant en zones rurales est un peu plus susceptible de dire qu’ils est familiers ou très familier avec le programme (7 %) que les habitants des zones urbaines (2 à 4 %).Connaissances scientifiques quant aux changements climatiques
Score moyen de 60 % ou moins en matière de connaissances des changements climatiques, avec de meilleurs résultats pour certaines questions
Dans l’ensemble, la plupart des répondants (55%) ont répondu correctement à 2 ou 3 questions sur 5. Environ un quart d’entre eux (27%) ont répondu correctement à 0 ou 1 question, tandis qu’un cinquième (18%) a répondu correctement à 4 ou 5 questions. Les résultats varient beaucoup d’une question à l’autre. La plupart des répondants (87%) ont correctement indiqué le méthane comme un gaz à effet de serre (GES), mais beaucoup (72%) n’ont pas réussi à indiquer l’azote comme n’étant pas un GES. Il convient de noter que 62 % des répondants ont pensé à tort que la vapeur d’eau n’était pas un GES. Cela suggère que certaines connaissances scientifiques quant aux changements climatiques sont plus connues que d’autres (ou sont plus faciles à deviner dans un format à choix multiples).Perception erronée de la vapeur d’eau et des émissions par habitant dans les grands pays en développement
Plus de la moitié des personnes interrogées ont choisi des réponses erronées pour deux des questions relatives à la connaissance du climat. À la question où il faut indiquer quel gaz n’est pas un GES, près de deux tiers des répondants (62 %) ont choisi la vapeur d’eau, soit plus de quatre fois plus que la part de celles qui ont choisi l’azote, qui est la bonne réponse. À la question où il fallait indiquer quel groupe de pays émet le plus de GES par habitant, plus de la moitié des répondants (56 %) ont choisi la Chine, l’Inde et le Brésil, soit près de deux fois plus que ceux qui ont choisi l’Australie, les États-Unis et le Canada, la bonne réponse.Les personnes interrogées qui ne croient pas aux changements climatiques obtiennent de moins bons résultats aux questions de culture climatique
Plus de la moitié des répondants (59 %) qui sont en désaccord avec l’idée que les changements climatiques sont réels ont répondu correctement à 0 ou 1 question, par rapport aux répondants qui sont d’accord avec l’idée que les changements climatiques sont réels (22 %) ou qui ne sont ni d’accord ni en désaccord (40 %). Un plus grand nombre de répondants qui sont d’accord pour dire que les changements climatiques sont réels ont obtenu 4-5 réponses correctes (20 %) par rapport à ceux qui sont en désaccord (5 %) ou qui ne sont ni d’accord ni en désaccord (10 %). Par ailleurs, les répondants ont eu tendance à répondre correctement à un plus grand nombre de questions s’ils étaient préoccupés par les changements climatiques, s’ils étaient prêts à modifier considérablement leur mode de vie pour le limiter ou s’ils avaient l’impression d’avoir été confrontés à des conditions météorologiques locales plus extrêmes que d’habitude au cours des deux dernières années.Soutien aux politiques climatiques
Soutien marqué au droit à la réparation et à la plantation d’arbres, soutien mitigé à la tarification du carbone
La création d’une loi sur le droit à la réparation et la plantation de deux milliards d’arbres font toutes deux l’objet d’un soutien marqué par les répondants (90 ou 91 % les soutiennent plutôt ou fortement). Le financement de la prévention des incendies de forêt est soutenu à 82 %, tandis que le soutien à la tarification nationale du carbone se maintient autour de 59 %. Étant donné que la loi sur le droit à la réparation proposée par le Canada exigerait que les fabricants fournissent à la fois des pièces détachées et des manuels aux consommateurs, l’enquête a utilisé un échantillon fractionné pour voir si l’appui de ces deux éléments différait. Il n’y a pas de différence de soutien entre une loi sur le droit à la réparation qui se concentre sur les pièces détachées et une autre qui se concentre sur les manuels.Le soutien à une tarification nationale du carbone oscille autour de 60 % et semble influencé par l’actualité
Les données longitudinales suggèrent que le soutien à la tarification du carbone fluctue quelque peu dans le temps, avec des niveaux de soutien allant d’un maximum de 63 % (décembre 2021) à un minimum de 56 % (avril 2022), mais oscillant autour de 60 %. Bien que relativement faibles, ces fluctuations d’une vague à l’autre sont statistiquement significatives et suggèrent que le soutien à la tarification du carbone peut être influencé par la situation actuelle. Par exemple, le soutien a été le plus faible lors de la vague trois, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie qui a entraîné une hausse rapide des prix du pétrole et a suscité des appels en faveur d’une intensification du développement des combustibles fossiles.Les Canadiens sont plus nombreux à considérer la tarification du carbone comme une perte nette pour les ménages qu’à en voir les avantages pour le climat et la société
La moitié des répondants (52 %) sont tout à fait d’accord ou plutôt d’accord avec le fait que la tarification du carbone coûte à leur ménage plus que ce qu’ils reçoivent en paiements. En comparaison, moins de répondants sont d’accord pour dire que la tarification du carbone réduit la pollution de l’air (43 %) et les émissions de GES (41 %), qu’elle répartit équitablement les coûts de l’action climatique (32 %) ou qu’elle aide l’économie canadienne à croître (27 %).Les Canadiens voient plus d’avantages climatiques et sociétaux lorsque la tarification du carbone est approuvée par les climatologues
Nous avons mené une expérience de cadrage sur les perceptions de la tarification du carbone afin de comprendre comment l’approbation des économistes et des climatologues influençait les réponses des personnes interrogées. Avant de répondre aux questions sur la tarification du carbone, chaque répondant a été intégré au hasard à l’un des quatre groupes (trois introductions différentes, plus aucune introduction [groupe de contrôle]; ces encadrements sont fournis à la fin de ce rapport). L’introduction « neutre » affirmait que la tarification du carbone avait été établie comme un moyen efficace de limiter les changements climatiques au Canada, tandis que les deux autres attribuaient cette affirmation soit à des « économistes », soit à des « climatologues ». Parmi les quatre cadres, l’approbation par des climatologues a augmenté de manière significative les niveaux d’accord sur les déclarations relatives à la pollution de l’air, aux émissions de GES, à l’équité dans la répartition des coûts et à l’effet positif sur l’économie. En revanche, elle n’a eu aucun effet sur l’opinion des gens concernant leurs propres coûts nets ou sur la rentabilité des réductions globales de GES. Fait notable : l’approbation par les économistes n’a pas augmenté la perception que la tarification du carbone aide l’économie canadienne à croître. En outre, il n’y a pas eu de différences significatives entre le groupe de soutien neutre et le groupe de contrôle.Soutien plus marqué si les recettes sont utilisées pour des projets environnementaux plutôt que pour des paiements aux ménages
Le soutien à la tarification du carbone varie considérablement en fonction de l’utilisation des recettes. Les répondants sont plus nombreux à soutenir la tarification du carbone si les recettes sont utilisées pour financer des projets environnementaux (71 % y sont tout à fait favorables ou plutôt favorables), plutôt que de verser des paiements aux ménages, que ce soit de manière égale (45 %) ou en privilégiant les ménages à faible revenu (53 %). L’octroi de remboursements égaux à tous les ménages a recueilli le plus faible soutien global (45 %), ainsi que le soutien le moins marqué (17 %). En revanche, la tarification du carbone a reçu 59 % de soutien global et 36 % de soutien marqué lorsque la question a été posée sans aucun qualificatif plus tôt dans l’enquête.La majorité des Canadiens ont entendu parler des crédits compensatoires, mais le soutien à l’utilisation de ces crédits par l’industrie est mitigé
Lorsqu’on a demandé aux répondants, sans contexte, s’ils avaient déjà entendu parler des « crédits compensatoires », plus de la moitié d’entre eux (59 %) ont indiqué qu’ils étaient familiers avec ce terme. Ils ont ensuite lu une brève explication, y compris leurs utilisations potentielles par l’industrie et les particuliers, avant de se voir deux questions au hasard sur leur utilisation potentielle par l’industrie en vue d’objectifs volontaires et d’exigences obligatoires. Bien que le soutien soit relativement faible dans les deux cadrages, davantage de répondants ont indiqué qu’ils étaient favorables à l’idée d’autoriser l’industrie à utiliser des crédits compensatoires pour se conformer à des objectifs volontaires (37 %) plutôt qu’à des réglementations contraignantes (33 %).Les Canadiens ne considèrent pas les compensations carbone comme un moyen efficace de réduire les émissions de GES
Alors que deux tiers des répondants (64 %) reconnaissent qu’il est important de réduire leurs émissions de GES lorsqu’ils voyagent ou assistent à des événements, seul un quart (26 %) achèterait des crédits de compensation pour y parvenir. Cela peut s’expliquer par le fait que seulement un quart (27 %) des répondants sont tout à fait d’accord ou plutôt d’accord pour dire que les crédits compensatoires sont un moyen efficace de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Un échantillon fractionné a été utilisé pour vérifier si les Canadiens croient que le fait de permettre aux gens d’utiliser des crédits compensatoires de carbone se traduit par une augmentation des achats par rapport à une augmentation des voyages. Les répondants sont plus susceptibles d’être d’accord avec le fait que l’utilisation de crédits compensatoires de carbone pour les produits incite les gens à acheter davantage (21 %) plutôt qu’à voyager davantage (18 %), mais dans l’ensemble, la plupart des gens ne croit pas que l’utilisation de crédits compensatoires augmentera la consommation.Nature et bien-être
Le temps passé dans les parcs et les espaces naturels varie selon la saison
Le temps passé dans les parcs et les espaces naturels varie selon la saison La fréquence du temps passé dans les parcs ou autres espaces naturels semble varier en fonction de la saison. Lors de la vague 5 (août 2022), trois répondants sur quatre (77 %) ont déclaré passer du temps dans les parcs au moins une fois par semaine, tandis que ce chiffre est tombé à deux répondants sur trois (66 %) lors de la vague 8 (février 2023).La plupart des Canadiens ont accès à des parcs décents à moins de cinq minutes de marche de leur domicile
La plupart des répondants (86%) disposent d’un parc ou d’un autre espace naturel où ils souhaitent généralement passer du temps, et ce, à moins de cinq minutes de marche de leur domicile. Parmi la faible minorité (13 %) qui ne dispose pas d’un tel parc à proximité, environ la moitié indique qu’elle vit dans une région sans parc à proximité (48 %), et 10 % indiquent vivre dans une région éloignée ou rurale (10 %).Les Canadiens se sentent très liés à la nature et trouvent agréable et important de passer du temps en nature
La plupart des répondants font état d’un degré élevé de connexion avec la nature, indiquant qu’ils trouvent de la beauté dans la nature (96% sont tout à fait d’accord ou plutôt d’accord), que la nature les rend heureux (94%) et qu’ils estiment qu’il est important de passer du temps dans la nature (91%). Une petite majorité d’entre eux sont également d’accord pour dire qu’ils sont le type de personne qui agit de manière respectueuse de l’environnement (59 %), bien qu’un quart seulement (27 %) soit tout à fait d’accord avec cette affirmation. Une faible minorité de répondants (12 %) a déclaré qu’elle se sentait parfois mal à l’aise, anxieuse ou craintive dans la nature.La plupart des Canadiens sont plutôt satisfaits de leur vie et trouvent que leurs activités en valent la peine, mais seulement la moitié d’entre eux sont en très bonne santé
Dans l’ensemble, la plupart des répondants se disent plutôt ou entièrement satisfaits de leur vie (79 %) et estiment que les choses qu’ils font dans la vie en valent la peine (61 %). Les Canadiens plus âgés (55 ans et +), ceux qui ont fait des études universitaires et ceux qui sont parents sont plus susceptibles d’être satisfaits de leur vie et de trouver que les choses qu’ils font en valent la peine. Cependant, à peine la moitié des répondants (49 %) considère que leur santé physique est excellente ou très bonne. Les personnes qui ont accès à des parcs ou qui ont un lien plus fort avec la nature déclarent un bien-être plus élevé selon les mesures présentées ici.Confiance envers le gouvernement
Seul 1 Canadien sur 3 fait confiance au gouvernement fédéral pour prendre de bonnes décisions quant aux changements climatiques, avec des différences selon les convictions et les attitudes à l’égard du climat
Les répondants sont plus nombreux à se méfier (52 %) qu’à faire confiance (35 %) au gouvernement du Canada pour prendre les bonnes décisions en matière de changements climatiques, et 13 % se situent entre les deux. La confiance autour de cet enjeu est fortement liée à d’autres attitudes à l’égard des changements climatiques; parmi ceux qui conviennent que les changements climatiques sont réels, seuls 40 % font confiance au gouvernement du Canada à ce sujet. Ceux qui ne sont ni d’accord ni en désaccord avec la réalité des changements climatiques, et ceux qui ne sont pas d’accord n’expriment pratiquement aucune confiance envers le gouvernement. La part des répondants qui font confiance au gouvernement du Canada quant aux changements climatiques est identique entre ceux qui sont légèrement/modérément inquiets et ceux qui sont très/extrêmement inquiets (43 % et 45 %).Les Canadiens plus âgés, les immigrants et les habitants des provinces de l’Atlantique font davantage confiance au gouvernement quant aux changements climatiques
Certains facteurs démographiques sont également liés à la confiance que les répondants accordent au gouvernement du Canada en matière de changements climatiques. Les personnes âgées de 55 ans et plus sont nettement plus susceptibles de faire confiance au gouvernement que les groupes d’âge plus jeunes. Les immigrants font davantage confiance que les non-immigrants, et les immigrants de longue date font moins confiance au gouvernement que les immigrants récents. Quant aux régions, les résidents des provinces de l’Atlantique font davantage confiance au gouvernement que les résidents du Québec; du Manitoba, de la Saskatchewan et du Nunavut; et de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest. Les provinces des Prairies affichent un taux de méfiance significativement plus élevé que les autres régions. Toutefois, il convient de noter que la méfiance à l’égard du gouvernement est plus élevée que la confiance dans toutes les régions du Canada.Profils régionaux
| Profil régional | Canada | C.-B./Yn | Alb./T.N.-O. | Man./Sask./Nt | Ont. | Qc | Atl. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (n=2,079) | (n=332) | (n=285) | (n=203) | (n=677) | (n=326) | (n=256) | |
| Âge | |||||||
| 18 à 34 ans | 27% | 26% | 29% | 29% | 28% | 25% | 23% |
| 35 à 54 ans | 32% | 32% | 36% | 32% | 32% | 32% | 30% |
| 55 ans et plus | 41% | 42% | 35% | 39% | 40% | 44% | 47% |
| Genre | |||||||
| Homme | 48% | 48% | 49% | 46% | 47% | 49% | 48% |
| Femme | 50% | 49% | 49% | 52% | 50% | 50% | 50% |
| Autre | 2% | 3% | 2% | 2% | 3% | 1% | 2% |
| Études | |||||||
| Études secondaires ou moins | 9% | 11% | 11% | 10% | 8% | 7% | 11% |
| Collège/formation professionnelle | 41% | 41% | 48% | 41% | 39% | 41% | 39% |
| Études supérieures | 49% | 48% | 39% | 48% | 52% | 51% | 49% |
| Taille de la collectivité | |||||||
| Une grande ville | 44% | 38% | 57% | 43% | 49% | 40% | 14% |
| Une banlieue proche d’une grande ville | 19% | 24% | 9% | 4% | 16% | 33% | 11% |
| Une petite ville ou un village | 25% | 27% | 20% | 30% | 24% | 21% | 47% |
| Une zone rurale | 11% | 11% | 13% | 23% | 9% | 6% | 28% |
| Emploi | |||||||
| À temps plein (30 heures ou plus par semaine) | 47% | 48% | 51% | 44% | 44% | 51% | 47% |
| À temps partiel (moins de 30 heures par semaine) | 7% | 5% | 9% | 10% | 8% | 6% | 6% |
| Travailleur autonome | 11% | 12% | 16% | 12% | 11% | 7% | 9% |
| Sans emploi | 3% | 4% | 3% | 4% | 2% | 2% | 4% |
| Étudiant(e) à temps plein | 5% | 4% | 3% | 3% | 7% | 5% | 3% |
| Retraité(e) | 22% | 23% | 14% | 22% | 22% | 24% | 28% |
| Personne au foyer à temps plein | 2% | 2% | 2% | 2% | 2% | 1% | 1% |
| Autre | 2% | 2% | 1% | 3% | 3% | 2% | 2% |
| Revenu | |||||||
| Inférieur à 20 000 $ | 4% | 4% | 4% | 4% | 4% | 3% | 4% |
| De 20 000 $ à un peu moins de 40 000 $ | 8% | 8% | 7% | 10% | 6% | 9% | 13% |
| De 40 000 $ à un peu moins de 60 000 $ | 10% | 10% | 8% | 9% | 10% | 10% | 11% |
| De 60 000 $ à un peu moins de 80 000 $ | 13% | 11% | 11% | 15% | 12% | 12% | 17% |
| De 80 000 $ à un peu moins de 100 000 $ | 14% | 15% | 13% | 13% | 13% | 16% | 15% |
| De 100 000 $ à un peu moins de 150 000 $ | 19% | 18% | 20% | 25% | 18% | 20% | 17% |
| De 150 000 $ à un peu moins de 200 000 $ | 12% | 11% | 14% | 7% | 12% | 12% | 8% |
| De 200 000 $ à un peu moins de 250 000 $ | 4% | 5% | 4% | 5% | 4% | 3% | 5% |
| 250 000 $ et plus | 7% | 7% | 4% | 6% | 9% | 5% | 3% |
| Taille du ménage | |||||||
| 1-2 | 58% | 60% | 55% | 49% | 60% | 59% | 61% |
| 3-4 | 32% | 32% | 31% | 37% | 30% | 36% | 32% |
| 5+ | 9% | 7% | 14% | 15% | 11% | 5% | 7% |
| Parents | |||||||
| Oui | 61% | 56% | 67% | 70% | 55% | 66% | 68% |
| Ont des enfants de moins de 18 ans | |||||||
| Oui | 24% | 20% | 34% | 34% | 18% | 30% | 22% |
| Langue(s) parlée(s) à la maison | |||||||
| Anglais | 74% | 96% | 94% | 96% | 91% | 10% | 95% |
| Français | 21% | 1% | 1% | 1% | 2% | 87% | 3% |
| Espagnol | 1% | 1% | 0% | 0% | 1% | 1% | 0% |
| Autre | 4% | 2% | 5% | 3% | 6% | 2% | 2% |
| Propriété du logement | |||||||
| Propriétaire | 72% | 65% | 80% | 81% | 70% | 71% | 79% |
| Locataire | 26% | 34% | 18% | 18% | 28% | 26% | 20% |
| Immigration | |||||||
| Nés au Canada | 83% | 76% | 85% | 90% | 78% | 92% | 89% |
| Immigrants récents (2001-2021) | 6% | 8% | 5% | 3% | 7% | 3% | 6% |
| Immigrants de longue date (2000 et avant) | 9% | 14% | 8% | 6% | 13% | 4% | 4% |
| Préfère ne pas répondre | 2% | 2% | 2% | 1% | 3% | 1% | 1% |
| Origine ethnique | |||||||
| Blanc | 84% | 80% | 81% | 79% | 80% | 93% | 90% |
| Asiatique du Sud (Inde orientale, Pakistan, Sri Lanka, etc.) | 2% | 2% | 1% | 1% | 3% | 0% | 1% |
| Chinois | 2% | 3% | 1% | 1% | 3% | 1% | 1% |
| Noir | 2% | 1% | 1% | 1% | 3% | 2% | 1% |
| Philippin | 1% | 1% | 1% | 0% | 1% | 0% | 1% |
| Latino-Américain | 2% | 2% | 2% | 2% | 2% | 1% | 0% |
| Arabe | 1% | 0% | 1% | 1% | 1% | 0% | 0% |
| Asiatique du Sud-Est | 1% | 1% | 0% | 0% | 1% | 0% | 1% |
| Asiatique de l’Ouest | 1% | 2% | 0% | 0% | 1% | 0% | 0% |
| Coréen | 0% | 0% | 0% | 0% | 0% | 0% | 0% |
| Japonais | 0% | 2% | 0% | 0% | 0% | 0% | 0% |
| Autre | 4% | 6% | 4% | 6% | 4% | 2% | 3% |
| Préfère ne pas répondre | 5% | 6% | 11% | 12% | 5% | 1% | 4% |